Cancer: une réponse sociale et politique ?

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En fait, même si le ministère de la Santé et des Services sociaux est le maître d’œuvre de la lutte contre le cancer, d’autres ministères et agences du gouvernement sont aussi concernés, notamment sur le plan de la prévention, de la recherche, de la formation, de la sécurité du revenu, de l’aide aux proches aidants, de la réadaptation et de la réinsertion de la personne dans le milieu de travail, etc.

À l’instar de ce que préconise l’Organisation mondiale de la santé, c’est la mobilisation des acteurs concernés, appuyée aux plus hauts échelons, qui sera le gage de la réussite. Le centre de cette mobilisation est la personne atteinte de cancer, ses proches et son milieu de vie et de travail. Cette approche – une stratégie – a fait ses preuves à plusieurs endroits dans le monde et au Canada.

C’est pour cette raison que la Coalition proposait en mars 2013 au gouvernement du Québec d’adopter une politique nationale intégrée de lutte contre le cancer avec des objectifs précis à atteindre. Nous suggérions la création d’un comité interministériel pour appuyer la lutte contre le cancer, sous l’égide du Ministère du Conseil exécutif. Un groupe de partenaires et d’acteurs de la société civile pourrait aussi s’y greffer.

De même, nous avions suggéré que la DQC utilise les mêmes indicateurs que ceux du Partenariat canadien contre le cancer afin de pouvoir mesurer notre performance et nous comparer avec l’ensemble des provinces canadiennes.

L’un des volets fondamentaux de la lutte contre le cancer est la promotion de la santé et la prévention.Plusieurs des facteurs de risque du cancer sont les mêmes que ceux que l’on retrouve à l’origine de nombreuses maladies chroniques. Pour parvenir à enrayer à moyen et long terme la progression des cancers et de plusieurs maladies chroniques, nous avions également proposé que le gouvernement québécois se dote d’une politique cadre vigoureuse sur la prévention et la promotion de la santé (saine alimentation, exercice physique, habitudes de vie, etc.), laquelle devrait aussi intégrer un volet consacré à la recherche sur les facteurs de risque, notamment environnementaux, et impliquer l’ensemble des ministères et organismes gouvernementaux concernés.
C’est de l’avenir de notre collectivité dont il s’agit.